ONE OF US s’alarme : la Commission ouvre l’ESF+ au financement d’un « avortement transfrontalier »

Bruxelles, 26 février 2026 — La Fédération européenne ONE OF US, dont CLARA Life est membre-ONG, a exprimé sa « profonde inquiétude » face à la réponse de la Commission européenne à l’Initiative citoyenne européenne (ICE) My Voice, My Choice.  

« Les traités sont bafoués »

Au cœur du communiqué, ONE OF US conteste la légitimité institutionnelle d’une telle orientation. Le professeur Tonio Borg, président de ONE OF US et ancien commissaire européen, déclare que « les traités de l’UE sont bafoués » et rappelle que l’avortement ne relève pas des compétences de l’Union, accusant la Commission de dépasser ses pouvoirs dans un domaine « aussi dramatique » que l’avortement.  

Un détournement d’un fonds social destiné aux familles

ONE OF US condamne particulièrement le recours à un fonds européen conçu pour l’inclusion et la lutte contre la pauvreté. Le communiqué juge cette approche « doublement scandaleuse » : d’une part, parce que qualifier l’avortement de « nécessité de santé » et le financer via des instruments européens de santé constituerait, selon ONE OF US, une déformation de sa nature ; d’autre part, parce que l’ESF+ a été pensé pour prévenir la pauvreté des familles avec enfants, et non pour financer la suppression de l’enfant.  

Le texte emploie une formule volontairement choc pour illustrer ce qu’il considère comme une inversion des finalités : l’Union donnerait l’impression de dire aux familles en difficulté « voici de l’argent pour mettre fin à la vie de votre enfant », alors que les ressources devraient servir à soutenir concrètement les familles et l’inclusion, notamment des enfants en situation de handicap. ONE OF US ajoute qu’un tel glissement conduirait à réduire les moyens disponibles pour l’aide authentique aux familles pauvres.  

Une manière d’éviter le Conseil et de mettre les États sous pression

Comme l’a fait CLARA Life aussi, ONE OF US estime que cette approche constitue un stratagème pour éviter une décision du Conseil. ONE OF US insiste sur l’effet de contrainte : les contributions à l’ESF+ étant obligatoires, le mécanisme créerait une pression sur les États membres et pourrait les conduire, de fait, à financer au-delà de leur propre législation nationale.

Rappel : l’ICE « ONE OF US » (2014), 1,89 million de signatures

Enfin, ONE OF US replace cette séquence dans une perspective plus large en rappelant sa propre ICE « ONE OF US », qui aurait recueilli 1,89 million de signatures en 2014, demandant aux institutions européennes de s’abstenir de financer toute activité impliquant la destruction d’embryons humains. La fédération souligne qu’il s’agit de l’ICE « la plus soutenue » enregistrée, et d’un rappel que des millions de citoyens européens continuent de demander la protection de la vie dès la conception. Malgré cela, la Commission a refusé y donner suite.

À propos de ONE OF US

ONE OF US est une fédération européenne regroupant 50 ONG issues de 18 pays européens, comme CLARA Life, engagées dans une aide concrète autour de la maternité et de la paternité, et dans la défense de la dignité humaine de la conception jusqu’à la mort naturelle dans les politiques de l’Union.  

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